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> Parka, Oiseaux en Arctique et légende, Expositions...
Parka et "amauti"...
Lorsque l'on se promène dans les villages arctiques, on profite d'un défilé de mode. En effet, chaque personne veut montrer sa parka, ou son amauti - la parka des femmes faite pour porter un enfant à l'intérieur !
Ces vêtements sont confectionnés sur place, décorés, uniques.
Traditionnellement, chaque groupe avait son propre design, reconnaissable, les peaux étant travaillées avec des ajouts, des bandes verticales ou horizontales, différentes formes du capuchon...
Ces différences ont perduré après la sédentarisation et, par exemple, à Coral Harbor les capuchons étaient pointus et il y avait une bande aux poignets et en bas du vêtement alors qu'à Igloolik il y avait deux bandes. Le vêtement en peau de caribou ou en coton pouvait aussi être rebrodé et décoré avec des perles, travail qui nécessitait des centaines d'heures.
Mais bien que ces traditions d'identification se perdent, les parkas sont toujours portées. Aujourd'hui on trouve aussi sur les vêtements l'influence du sud, comme parfois des motifs reprenant des codes d'équipes sportives.
Pour l'été, les tissus légers venus du sud sont utilisés, mais chaque couturière reste attentive à fabriquer un vêtement protecteur, chaud pour l'hiver. En cela la peau de phoque reste très employée car elle procure une excellente protection aux conditions arctiques. Des artistes couturières, comme Victoria Kakuktinniq, commencent à être très connues pour leurs magnifiques mais très chères créations, un amauti pouvant coûter plusieurs milliers de dollars...
Oiseaux en Arctique
Plus d'une centaine d'espèces d'oiseaux vivent une partie de l'année en Arctique mais seuls quelques uns restent durant l'hiver : chouette harfang, grand corbeau, lagopède, faucon gerfaut ou la très rare mouette ivoire...
Les inuit chassent toujours certains oiseaux pour les consommer, mais, dans des temps plus anciens, ils utilisaient aussi les peaux pour confectionner des contenants (voir panier d'Igah Hannu en peau de pattes d'oies) ou les plumes pour concevoir des vêtements chauds.
Symboliquement les oiseaux indiquent le retour de la lumière, de la chaleur, la fonte des neiges et l'arrivée du printemps.
Ils sont très représentés par les artistes aussi bien en sculpture que sur les estampes, une des plus célèbres étant la "Chouette enchantée" de Kenojuak Ashevak imprimée en 50 exemplaires en 1960 et dont la valeur est d'environ 40 000 €.
Les oiseaux sont aussi présents dans les mythes inuit et les pratiques chamaniques.
Par exemple la légende de "Lumaaq" (ou Lumaajuq) : un jeune garçon aveugle, maltraité par sa grand-mère, guérit lorsque des huards lui ordonnent de s'immerger complètement avant de lui lécher les yeux...

Conférences, expositions :
- Milieux polaires et biomimétisme : 2 et 3 février à la Cité des Sciences à Paris. Plus d'informations sur le site de l'association "Le monde de l'ours polaire"
- Vous passez dans le Jura ? Ne manquez pas de visiter l'Espace des Mondes Polaires à Prémanon, avec l'exposition temporaire Arctique, photographies de Vincent Munier.
- Autre exposition photographique à Migennes dans l'Yonne : Voyage en Arctique à la médiathèque Louis Aragon jusqu'en avril.
- Photos toujours : Alaska 1958 de Marc Riboud jusqu'au 11 mars au Kiosque Culturel à Vannes.
- Climat et vie quotidienne chez les Inuit jusqu'au 28 février, Espace Tourisme et Patrimoine, entrée libre, Le Luc en Provence, dans le Var .
> Nous vous souhaitons une excellente année 2018 !
Savez vous...
Que l'ours polaire n'est pas blanc !
En effet, l'ours a des poils transparents et creux qui reflètent la couleur environnante. Le poil fonctionne comme une fibre optique et amène la lumière jusqu'à sa peau noire.
Il possède aussi une sous-couche de poils très denses qui emprisonne de l'air et qui agirait comme un isolant.
Pour exemple, les ours polaires sont pratiquement invisibles aux rayons infrarouges, qui détectent la chaleur émise : il y a une cinquantaine d'années, en survolant la toundra, des chercheurs voulaient compter par infrarouge la population d'ours polaires, mais ils n'en avaient pas trouvés !
De nouvelles recherches montrent que les poils d'ours ont les mêmes émissions d'infrarouge que... la neige.
La peau de l'ours émet la chaleur sous forme de lumière infrarouge qui "rebondit" d'avant en arrière entre les poils. Les scientifiques concluent que c'est la dispersion de la lumière qui réchauffe l'ours. Plus il reflète la lumière, plus l'isolation est efficace...
Savez vous...
Qui a la fourrure la plus chaude en Arctique ?
Le phoque a environ 1 000 poils au centimètre carré (les humains ont entre 2 et 300 cheveux au cm2 ) et sa fourrure est donc prisée par les Inuit pour faire des vêtements, car elle est aussi imperméable. Pour mémoire, les phoques sont une des principales sources d'alimentation en Arctique et ils ne sont pas en danger.
Le caribou possède deux sortes de poils : des poils gros, raides, peu denses (60 par cm2), qui sont à l'extérieur et des poils laineux, fins qui possèdent des écailles retroussées leur permettant de s'accrocher entre eux et dont la densité est d'environ 2 000 poils par cm2. Les jeunes caribous en ont, quant à eux, environ 3 000 par cm2.
Les caribous ont une mue automnale durant laquelle la fourrure change afin que sa valeur isolante augmente.
Le poil de l'ours a une densité d'environ 5 000 poils par cm2. Les chasseurs Inuit faisaient et font encore, surtout au Groenland, des pantalons avec sa peau, ce qui les maintient au chaud lorsqu'ils sont à la chasse par des températures allant jusqu'à moins 40 ou moins 50°C.
Mais l'ours est nettement battu par l'otarie à fourrure (Callorhinus ursinus) que l'on trouve, entre autre, en Alaska et qui a environ 70 000 poils au centimètre carré.
L'otarie à fourrure a été presque décimée en Alaska entre 1800 et 1900, passant de plusieurs millions d'individus à environ 160 000 au début du XXème siècle. Heureusement, en 1911, un traité pour la préservation de cette espèce fût signé par les États-Unis, la Russie, la Grande Bretagne, le Japon et le Canada.
Pourtant, le grand vainqueur toutes catégories de la fourrure la plus dense est la loutre de mer qui arrive à 120 - 150 000 poils au cm2 !

En janvier, estampes et dessins !
A partir du 6 janvier, venez découvrir et profiter de remises exceptionnelles sur de nombreuses œuvres graphiques : estampes de Kenojuak Ashevak, Germaine Arnaktauyok, Andrew Karpik... et dessins originaux de Tim Pitsiulak (1967-2016) dont un "Swimming bear" vient d'être acheté par le musée AGO de Toronto à une galerie canadienne pour plus de 12.000 dollars...
Vous pouvez les voir dès à présent sur le site (prix avant remise) mais ils ne seront à la galerie qu'à partir du samedi 6.