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ACTUALITÉS
> Ours polaires, Découvertes en Alaska,
► Comme de nombreuses communautés au Nunavut, Arviat - premier village Inuit à l'ouest de la Baie d'Hudson, voit de nombreux ours polaires arriver à partir de fin Octobre.
"C'est à cause de la lenteur de l'englacement, qu'il y a plus d'ours", ceux-ci attendant sur les rives que la mer gèle, d'après les agents de conservation du bureau de la Faune.
Ils ont eu à traiter 7 alertes par 24h en moyenne ces derniers jours.
Mais une nouvelle solution est mise en place afin de protéger les habitants : deux stations d'alimentation de diversion, à plus de deux milles du village ont été installées.
De la viande de phoque, contenue dans des fûts, des cages ou simplement figée dans des blocs de glace, maintient les ours polaires occupés.
Les agents de la Faune espèrent ainsi ne pas avoir à tuer d'ours polaires dangereux dans le village

En Alaska, des fouilles exceptionnelles !
Le site, connu sous le nom de "Nunalleq", qui signifie «vieux village» dans la langue yup'ik est près du village de Quinhagak, au sud-ouest de l'Alaska.
Il a été habité approximativement entre 1350 à 1650, période durant laquelle la zone a souffert du "Petit âge glaciaire", une période climatique froide survenue aussi bien en Europe qu'en Amérique du Nord.

En analysant les cheveux extrêmement bien conservés trouvés sur le site, les chercheurs de l'Université d'Aberdeen qui effectuent les fouilles, espèrent comprendre comment les gens de Nunalleq ont modifié leur comportement face à un environnement changeant.
Dans les deux premières saisons de fouilles, ils ont trouvé environ 7000 pièces, comme de l'ivoire sculpté, des herbes tissées, des restes d'animaux bien conservés, des fourrures animales, des cheveux...
► En décembre la galerie sera ouverte tous les jours, de 11h à 19h, à partir du mardi 3 (dimanche compris).
De nouvelles œuvres viennent d'arriver, mais vous trouverez aussi le calendrier et l'agenda 2014, un Memory, des puzzles et bien sûr les fameuses tisanes arctiques !

Exceptionnel : nous disposons aussi à nouveau de quelques livres d'Ingo Hessel "Inuit Art, an introduction" dont l'édition est épuisée.
> Baie de Disko au Groenland, terres rares, banquise...
Baie de Disko : A environ 250 km au nord du cercle arctique, le glacier Jakobshavn est le plus grand fournisseur d’icebergs de la côte ouest du Groenland. Environ 35 milliards de tonnes de glace se vident dans la baie de Disko, en amont du village d’Ilulissat, le glacier se déplaçant à environ 20 m par jour.
De nombreux icebergs sont trop grands pour flotter, atteignant parfois plusieurs centaines de mètres de hauteur et, n’oublions pas qu’environ 1/6 seulement de la hauteur émerge !
Les très grands restent donc posés au fond du fjord. Les autres en sortent et, avec les courants, montent vers le nord, le long de la côte du Groenland avant de redescendre –s’ils n’ont pas fondu- en longeant le nord de l’ile de Baffin.
Mais le recul du glacier observé depuis les années 60 est d’environ 10 km : le réchauffement y est là aussi particulièrement visible !

Groenland toujours : le 24 octobre, le parlement groenlandais a autorisé l’exploitation de l’uranium ainsi que d’autres terres rares. Seul un véto du Danemark pourrait encore bloquer ces exploitations.
Actuellement une compagnie australienne prospecte au sud du Groenland, mais d’autres semblent intéressées, comme des compagnies chinoises.
Les groenlandais espèrent ainsi sortir de leur dépendance financière car chaque année environ 450 millions d’euros, soit la moitié du budget de la province, est accordé par le Danemark.
► Cette année, a atteint son minimum le 13 septembre ou elle couvrait 5 millions de km2 alors qu’elle était réduite à 3,4 millions de km2 en septembre 2012, son minimum historique. Mais ce n’est probablement qu’un court répit dans la fonte totale prévue pour les années 2050...
De même la fonte de la calotte glaciaire du Groenland s’est accélérée, passant de 34 milliards de tonnes par an entre 1992 et 2001 à 215 milliards de tonnes par an entre 2002 et 2011 !

La banquise et les Inuit, le jeudi 28 novembre 2013 à 18h au Centre culturel canadien.
Conférence animée par Pierre Taverniers, météorologiste, membre du GDR « Mutations polaires » et auteur du guide La banquise (éd. l’Escargot Savant, 2013).
Entrée libre sur réservation : 06 88 09 68 77 / espace.inuit@free.fr
Centre culturel canadien 5 rue de Constantine
75007 Paris
> Découvrez le passage du Nord Ouest, nos « Petits trésors »…
► Pour la 1ere fois, un bateau de passagers de pavillon français a effectué un trajet du Groenland jusqu’en Alaska par le fameux passage du Nord Ouest.
Alors que cette année la fonte des glaces ne battra pas de nouveaux records, un navire de la Compagnie du Ponant a rallié l’Europe à l’Asie en longeant le nord du continent américain (tracé orange), en naviguant entre les îles arctiques canadiennes sans avoir besoin de l’assistance de brise glace.
Cette route mythique a longtemps été cherchée par les grands explorateurs polaires : Ross, Franklin, Parry, Amundsen…
Le trajet emprunte le détroit de Bellot, entre la péninsule de Boothia et l’île Sommerset, d’une longueur de 35 kilomètres et d’une largeur d’environ 1 kilomètre.
Toujours régulièrement encombré par la banquise même en été, ce trajet présente des zones qui sont parcourues par des courants marins violents dans des passages étroits, d’autres où les fonds ont moins de 20 mètres, d’autres encore toujours mal cartographiées.
La navigation y est donc loin d’être simple !
Une autre route passe encore plus au nord, mais cette année elle n’a pratiquement pas été libre de glace…

Mais ce passage du Nord-Ouest permet de gagner plus de 1.000 milles nautiques par rapport à l'itinéraire traditionnel, via le canal de Panama. Il permettra aussi d'économiser du temps et du fuel et de réduire les émissions de dioxyde de carbone.
Des cargos y sont donc attendus malgré les risques : le premier très gros navire (225 m de long et jaugeant 75.000 tonnes) transportant du charbon a franchi le passage d’ouest en est le 27/09.
Pourtant la question se pose des secours en arctique en cas de problème…
► La galerie participera au Salon Art Shopping
le samedi 26 et dimanche 27 octobre 2013 au Carrousel du Louvre.
450 galeries et artistes vous attendent. Nous espérons vous y retrouver !

Des invitations sont disponibles à la galerie.

► Cette année encore, de retour d’arctique, nous vous présenterons à partir du 11 octobre
« Petits Trésors »,
une sélection de magnifiques petites œuvres en os, basalte, serpentine, bois de caribou, ainsi que des bijoux… mais aussi le calendrier 2014, de nouvelles cartes de vœux et des puzzles et Memory représentant des estampes Inuit.
> Découvrez la capitale du Nunavut Iqaluit, le droit de chasse, les guillemots…
Iqaluit (le lieu où il y a des poissons/salmonidés) s’appelait jusqu’en 1987 Frobisher Bay, en l’honneur de Sir Martin Frobisher qui y a accosté en 1576.
C’est la capitale du Nunavut « notre terre » l’état Inuit créé en 1999 au Canada.
Il y a environ 7500 habitants dont un peu plus de 85% d’Inuit. La population est jeune, avec 60% de moins de 25 ans.
Iqaluit est une capitale qui a seulement quelques panneaux routiers et n’a pas de feux de circulation. Car il y a peu de voitures particulières, mais de nombreux taxis assurent le transport, pour 6 dollars par personne quelque soit la destination dans la ville.
L’Aéroport d'Iqaluit, ancienne base militaire américaine, existe depuis 1942 et permet des acheminements rapides entre les grandes villes du sud, Ottawa, Winnipeg et le Nunavut… quand le temps le permet !
Cet aéroport attire aussi les principaux fabricants d'avions civils et militaires tels que Boeing, Airbus, Dassault ou Eurocopter pour des essais par temps froid sur sa piste permettant aux très gros avions d’atterrir.

Durant de mon séjour début juillet la mer était encore couverte de gros blocs de glace et la température était d’environ 0° mais elle est montée jusqu’à 10° dans la semaine… ce qui a permis aux enfants d’être en tee-shirt et robe d’été et de jouer sur la plage !

Lors du Festival d'art, de nombreux sculpteurs ont fait des démonstrations.
Ils (elles) travaillent à l’extérieur en raison de la poussière. Après avoir choisi avec beaucoup de soin leur bloc de serpentine, ils le dégrossissent avec des outils électriques.
Puis la forme esquissée, disqueuses et meuleuses pour certains, mais aussi râpes, gouges ou tournevis pour d'autres, sont utilisés.
Et pour terminer, le fini brillant est obtenu par un polissage délicat, avec des papiers de verre à grain très fins.

Pour voir les photos des sculpteurs, passez à la galerie ou inscrivez-vous à la news...
Baleines Boréales : Jusqu'à récemment, le ministère des Pêches et des Océans affirmait qu'il y avait seulement quelques centaines de baleines boréales dans les eaux est de l'Arctique, ce qui empêche leur récolte au Nunavut.
Les estimations de la population de baleines boréales alors bondi de 345 animaux en l'an 2000 à environ 3000 en 2003, puis à 7,300 en 2007 et, en 2008, à 14.400, avec une estimation actuellement d’environ 43.000 baleines boréales dans les eaux au large du Nunavut.
En 2009, le Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut a établi un quota de trois baleines par an, par rotation des villages. Cette année, le village de Pangnirtung a un droit de chasse, ce qui ravit la communauté, la dernière chasse à la baleine boréale remontant à 1998 !
La totalité de cette dernière sera exploitée et partagée par tout le village.

► Les Guillemots de Brünnich ont des problèmes !
Ces oiseaux « Akpait » en inuktitut, subissent, en raison du changement climatique, des attaques d’ours polaires mais aussi celles des moustiques. Car le changement climatique modifie l'écosystème. Les ours arrivent donc plus tôt sur les terres dans l'été parce que la glace fond plus tôt et plus rapidement chaque année.
Et comme ils n’attrapent pas assez de phoques, ils pillent les nids et mangent des œufs ou des poussins de guillemots.
Mais les moustiques, en nombre considérables en raison du réchauffement, sont aussi en train de tuer les poussins !
«C’est un signal que l'ensemble de l'écosystème est en train de changer et que les animaux de l'Arctique sont en difficulté."
....
D’après une étude de l’University of Manitoba, Kyle Elliott (doctorant) et Nunatsiaq on line.

► J’ai la chance de repartir en arctique… Nathalie vous accueillera donc jusqu’à la mi-septembre et vous présentera nos nouveautés.
> Ouverture d’été :
► Ouverture d’été :
Je serai à Iqaluit (capitale du Nunavut), pour le festival d’art du 4 au 12 juillet, mais la galerie sera ouverte normalement tout le mois de juillet.
Du 1er au 18 août, elle ne sera ouverte que du jeudi au samedi ou sur rendez-vous sur contact@artinuitparis.com
Ensuite reprise des jours et horaires habituels…
> Scolarisation des enfants inuit, exposition, météo…
► La Loi sur l’Amérique du Nord britannique en 1867, fait de l’éducation des « Indiens » une responsabilité fédérale.
La Loi sur les Indiens, (comprenez tous les autochtones) promulguée pour la première fois en 1876, comportait des dispositions permettant au gouvernement d’établir des pensionnats pour les autochtones.
Reposant sur l'hypothèse que leurs cultures et croyances spirituelles étaient inférieures, le système des pensionnats indiens avait pour objectif d’isoler les enfants afin de les soustraire à l'influence de leurs foyers, de leurs familles, de leurs traditions et de leur culture pour les intégrer par l'assimilation dans la culture dominante.
Cent trente-deux écoles, dont la fréquentation était obligatoire, ont été créées dans chaque province ou territoire, à l’exception de Terre-Neuve, du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard.

Le gouvernement du Canada les administrait conjointement avec des organisations religieuses. Les langues autochtones et les pratiques culturelles y étaient interdites.
Les familles Inuit étaient très pauvres car le prix payé pour la fourrure de renard arctique s'était effondré dans les années 1940 d’environ de 25 $ par peau en 1945 à seulement 3,50 $ en 1949. Les Inuit étaient donc étaient de plus en plus dépendants des allocations familiales et de l'aide sociale.
Or si leurs enfants n’allaient pas à l’école, ils ne les touchaient plus….
Dans les années 1950, de très nombreux enfants inuit y ont donc été scolarisés et le dernier pensionnat n’a fermé qu’en 1997 !
« L'expérience de ces écoles était souvent désagréable. Les enfants étaient souvent « criés » et humiliés. Parfois, ils ont été frappés. Ceci est, bien sûr, la façon dont les enfants Qablunaat (blancs) ont été sanctionnés dans les écoles du Sud. Mais pour les enfants Inuit, c'était étrange et inhabituel et très inquiétant.
Ce n'était pas la façon dont les parents inuit traitaient leurs enfants, car la sanction physique des enfants était très rare. Si vous comprenez les pratiques et les croyances des Inuit, il est facile de comprendre pourquoi frapper un enfant est quelque chose que vous ne ferrez jamais. Ce serait comme frapper votre parent ou grand-parent ou la personne de qui vous portez le nom…. »
(d’après Nanisiniq : Projet de l’histoire d’Arviat )

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Depuis 2007, une Convention de règlement prévoit des mesures en vue de régler les séquelles du régime des pensionnats indiens. Cela s'inscrit dans une démarche de vérité, de guérison et de réconciliation.
En 2008, le gouvernement du Canada a présenté en ses excuses aux peuples autochtones du Canada pour avoir si profondément manqué à son devoir envers eux. Mais l’annonce de l’intention d’abroger les articles de la Loi sur les Indiens se rapportant aux pensionnats indiens n’a été faite que le 15 juin 2010 à Winnipeg, au Manitoba…
Exposition : Photographies de l’Arctique
par Nicolas Dubreuil, explorateur et guide arctique
du 11 juin au 20 juillet 2013,
26 rue Keller Paris 11eme
Du mardi au samedi de 14h30 à19h

Météo en arctique : vers un été de tous les records ? Les températures de l'Alaska ont battu des records le 18 Juin, avec 27 ° C à Anchorage !
Et cette chaleur se déplace vers l’est où les températures normales pour une fin juin se situent entre 1 à 12°…

Pas de lettre d’information en août, nous vous retrouverons en septembre,
Bon été

► Et si vous souhaitez recevoir cette lettre en entier, inscrivez-vous sur "Newsletter" !
> Caribous, météo et survie...
Disparition des caribous ?
Les populations de caribous dans le sud de l'île de Baffin ont diminué de plus de 95 pour cent au cours des 20 dernières années, selon une enquête de 2012 par le ministère de l'Environnement du Nunavut.
Les résultats "sont compatibles" avec l’avis des habitants des 10 collectivités de l'île de Baffin. "Les pêcheurs, les anciens et membres de la communauté nous ont dit que les caribous sont de plus en plus difficiles à trouver», a dit ministre de l'Environnement.
L'enquête, faite à partir d’hélicoptères totalisant 27.000 km parcourus, a estimé la population entre 1 000 et 2 000 caribous âgés d'un an ou plus dans toute la région du sud de Baffin. Les derniers chiffres dataient de 1992, où les populations de caribous du sud de Baffin étaient évaluées entre 60.000 à 180.000 !
Il y aurait donc une baisse drastique, rapportée aussi par les habitants des communautés de l'île de Baffin. Les Inuit ont également exprimé des inquiétudes concernant le changement climatique, les maladies et les activités humaines, notamment l'exploitation minière et la chasse, comme des menaces possibles à la survie de la harde.
Dans le même temps, une enquête récente sur la harde « Beverly » montre un aussi déclin majeur. Les caribous Beverly se déplacent dans une vaste région comprenant une partie des Territoires du Nord-Ouest, le Nord de la Saskatchewan et du Manitoba et du Nunavut. En 2011, le troupeau a été estimé à 124 000 animaux, par rapport à la dernière estimation de 1994 qui donnait un chiffre de 270 000 animaux…
Ces déclins pourraient aussi entrainer de graves problèmes humains, les collectivités du Grand Nord dépendant énormement du caribou comme source de nourriture.
Météo : Le maire de Rankin Inlet, a demandé aux 2 900 habitants de rester à la maison le 16 et 17 mai après une tempête de trois jours avec plus d’un mètre de neige ! Depuis les températures sont devenues enfin positives dans la plupart des villages. Mais la mer est encore prise par les glaces.

Météo et survie : Circulant en moto neige entre Baker Lake et Whale Cove, Colin Kabloona, 33 ans, était a environ 140 km de sa destination lorsque la tempête a commencé. Malgré six jours de grande tempête de neige, il a réussi à s'en sortir, grâce à ses compétences de survie et aux efforts des chercheurs bénévoles.
Il a été retrouvé en bonne santé, mais affamé après 6 jours à s’abriter dans l’igloo qu’il avait construit pour se protéger !

► Rappel : Attention en raison de sa participation au Salon Art Shopping, la galerie sera exceptionnellement fermée le vendredi 7 et samedi 8 juin.
Nous vous attendrons sur le stand B39,
les samedi 8 et dimanche 9 juin de 11 à 20 heures
au Carrousel du Louvre, 99 rue de Rivoli, 75001 Paris,
Métro : Palais Royal - Musée du Louvre
Entrée 10 €
Vous pouvez obtenir des invitations gratuites sur
http://www.salon-artshopping.com
> Chameaux, arbres, emplois…
Chameaux et arbres fossilisés !
En 2009, un chercheur de l’université de l’Ohio a trouvé par hasard, lors d’un séjour de camping, une ancienne forêt sur l’île d’Ellesmere, au nord du cercle arctique.
Il a découvert les restes fossilisés de troncs, de feuilles et d’épines de bouleaux, de mélèzes, d’épinettes et de pins que la fonte des neiges avait mis à jour.
Les souches fossilisées ont une forme conique grossière, avec une hauteur allant jusqu’à 1,8 m et des racines s’étalant sur jusqu’à 5 m de diamètre. Elles sont représentatives des grands arbres d’une forêt qui poussait dans des marécages d’eau douce. Les grands anneaux de croissance du bois fossilisé indiquent des conditions de croissance favorables sous un climat tempéré doux, frais et tiède, avec de fortes précipitations.
Une telle forêt démontre donc que le climat polaire pendant I’ éocène supérieur (- 50 à - 35 millions d’années) était beaucoup plus chaud qu’aujourd’hui et que les arbres étaient capables de supporter un régime d’ensoleillement polaire (un ensoleillement continu pendant l’été et plusieurs mois d’obscurité pendant l’hiver).

Aujourd’hui, l’île d’Ellesmere est presque dépourvue de végétation, le seul arbre qui y pousse étant un minuscule saule arctique d’une dizaine de centimètre.

Mais, toujours sur l’ile d’Ellesmere, une équipe de chercheurs du Muséum de la nature du Canada à Ottawa a découvert des fragments d'os fossilisés d'une patte de chameau !

Cette trentaine de fragments de tibia constituent la découverte la plus septentrionale d'os de chameau arctique, après celle du "chameau du Yukon" au nord-ouest du Canada, située à 1 200 kilomètres plus au sud qu'Ellesmere. Les chercheurs estiment que celui de l'extrême Arctique vivait il y a 3,5 millions d'années, dans une région couverte par une forêt boréale dominée par le mélèze. Une période de réchauffement climatique ainsi qu’une sorte de microclimat dans la zone auraient permis aux chameaux de vivre dans ces régions. L'étude des fossiles montrerait en effet une hausse de 14 à 22 degrés.

Le chameau de l'extrême Arctique était un parent proche de celui découvert au Yukon, se rapprochant également de celui du dromadaire ou chameau à une bosse. Sa taille impressionne : de 30 % plus grand que ses cousins actuels, avec un poids possible de 900 kilos et une mesure moyenne de 2,7 mètres à l'épaule...

D'après les chercheurs, la famille des camélidés est originaire d’Amérique du Nord, il y a 45 millions d'années. Ces animaux auraient ensuite migré en Asie par la bande de terre qui reliait alors les deux continents dans le détroit de Béring. Une autre partie de cette famille s’est dirigée vers le Sud où leurs descendants vivent encore aujourd'hui : les lamas, alpagas et vigognes.
Les Inuit dans les emplois gouvernementaux du Nunavut :
La proportion d'Inuit employés au gouvernement du Nunavut se maintient à 50%, d’après un rapport de l'Assemblée législative. Il reste donc un long chemin à parcourir avant que l'emploi des Inuit n’atteigne 85 %, un taux égal à la proportion des Inuit au Nunavut. Car le gouvernement est tenu par les textes d'œuvrer à une fonction publique représentative de la population.

Et ce pourcentage est de seulement 17% au niveau de la direction du gouvernement, alors que 92 % des emplois administratifs sont occupés par des Inuit, sur les 3158 emplois à pourvoir.
Les statistiques sur l'emploi des Inuit varient d'un ministère à l'autre, avec pas moins de 80 % des emplois au sein du Ministère de la Culture et du Patrimoine, mais seulement 52 % dans l'Education, 40 % dans l’Environnement et seulement 39% à la Justice.

Dans la Santé et les Services sociaux, il y a un taux d’emploi de 48% d’Inuit, mais le grand problème reste les 36 % de postes vacants, en majorité des postes de médecins car peu de praticiens souhaitent exercer dans le nord.
L'utilisation de «remplaçants», médecins contractuels à court terme, est donc une nécessité pour palier le manque. En 2011-12, 144 médecins généralistes ont travaillé dans différentes zones du Nunavut, la plupart avec des contrats à court terme, pour des périodes de deux à quatre semaines.
Ce n'est pas "une situation optimale" parce que les patients ne reçoivent pas des soins continus.

Le gouvernement du Nunavut cherche donc recruter des médecins à long terme, afin d’améliorer la qualité des soins et de coûter beaucoup moins cher ! En effet les sommes dépensées sont énormes : en plus du salaire, les médecins acceptant des remplacements de courts termes ont un vol aller-retour et le logement offerts.
Or le nombre de jours ou des médecins du sud ont travaillé au Nunavut a quadruplé en moins de 10 ans.

Il faut donc impérativement que le Nunavut améliore la scolarité de ses jeunes dont le décrochage scolaire dans le secondaire au Nunavut atteint 75 %, afin que ces emplois puissent être occupés .....
> Commerce international, Livre, Expositions…
► Les États-Unis avaient demandé une interdiction totale du commerce international de l’ours polaire lors de la conférence de la Convention sur le commerce International des espèces menacées (CITES) début mars.
Cette demande a été rejetée : l’ours polaire restera en Annexe II de la CITES, ce qui signifie que son commerce est strictement réglementé mais pas interdit.
Cette décision est présentée comme un arrêt de mort de l’ours polaire par certains (article du Monde…) mais semble mieux comprise par d’autres (article du Guardian du 7 mars).
Plusieurs groupes (WWF, spécialistes de l’ours polaire de l’UICN) ne soutenaient pas cette proposition, considérant que ce serait peu susceptible de modifier la conservation de l’ours polaire mais que, par contre, cela aurait des conséquences socio-économiques pour les Inuit. Car ce sont eux qui auraient été les plus impactés par cette interdiction alors qu’ils subissent les restrictions internationales du commerce du phoque et les conséquences d’un réchauffement climatique qu’ils n’ont pas contribué à créer.

Des quotas de chasse sont établis en fonction des principes de conservation et de manière à assurer la subsistance des peuples autochtones.
« Depuis la signature de l’Accord international sur la conservation des ours blancs de 1973, que le Canada a signé, la population d’ours blancs a augmenté…. Les quotas sont établis de façon à tenir compte des recommandations de scientifiques fédéraux, provinciaux et territoriaux, des spécialistes universitaires... Tous les quotas sont respectés avec un degré exceptionnellement élevé de conformité... Les ours blancs problématiques ou nuisibles qui sont abattus dans l’intérêt de la sécurité entrent dans ces quotas.» d’après Environnement Canada (www.ec.gc.ca/).

Mais pour contrebalancer l’énorme perte de revenus liée à l’arrêt de la commercialisation de la peau des phoques tués pour l’alimentation, certaines collectivités choisissent de vendre une partie de leur quota de chasse à l’ours polaire à des non-Autochtones.
Le chasseur étranger devra utiliser les services d’un guide inuit et se déplacer en traîneau à chiens. Il lui en coûtera environ 25.000 euros qui serviront principalement à améliorer la vie dans les communautés du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest.
Actuellement les ours seraient au nombre de 20 à 25 000, dont 16 000 au Canada.

Des données scientifiques et fiables montrent des déclins mais aussi des niveaux stables voire des augmentations de certaines sous-populations, (mais il n’y a pas d’étude chiffrée pour toutes).
Mais, selon les scientifiques, une diminution de 30 à 50 % de la population est probable dans les 45 prochaines années (soit 3 générations).

Il semble donc que le plus urgent est d’agir contre le réchauffement à l’origine de la disparition de l’habitat de l’ours. Il faudrait aussi obtenir des données fiables sur l’ensemble des populations d’ours polaires, alors que les budgets alloués à la recherche au Canada diminuent...
► Vient de paraître « Les Inuit » de Michèle Therrien, Guide Belles Lettres des Civilisations.
Un guide, écrit par l’ethnologue et professeure des Universités à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) Michèle Therrien, qui dévoile la civilisation contemporaine de l’ Alaska, de l’Arctique canadien et du Groenland, tout en nous donnant quelques clés pour mieux comprendre les propos que tiennent les Inuit sur leur histoire, leur société, leur place dans le monde, l'avenir, le changement climatique et le développement industriel.

Référence: Michèle Therrien, 2012, Les Inuit, Paris: Les Belles Lettres.
ISBN-10 2-251-41047-3 / ISBN-13 978-2-251-41047-0
Livre broché - 17,50 €

► Exposition : Fantastique Kenojuak Ashevak du 11 avril au 6 septembre 2013.
Le Centre Culturel Canadien présente 40 estampes de Kenojuak, figure majeure de la coopérative de Cape Dorset, décédée en janvier 2013.

Entrée libre, du lundi au vendredi de 10h à 18h.
5 rue de Constantine, Paris 75007,
Métro Invalides.
> Légende, exposition, conférences…
Le premier Inukshuk :

Il y a très longtemps, un petit garçon vivait avec ses parents sur la banquise. Il était heureux, car son père qui était un grand chasseur, lui apprenait à chasser et sa mère le traitait bien...
Un jour, ses parents eurent un autre enfant. Le garçon fut malheureux à la naissance de cette petite sœur, car ses parents s’occupaient un peu moins de lui. Triste, énervé et plein de rancœur, il décida de partir, seul. En chemin, il rencontra un chamane. Mais c'était un méchant "angakok" (chaman en inuktitut) qui initia le garçon à son art pour se venger des Hommes.
Les années passèrent, le petit garçon grandit et avec lui sa haine envers les Hommes. Un jour, pour se venger, il réveilla par des incantations le grand vent du Nord, afin de faire disparaître toutes les habitations et les villages. Mais face à cet ouragan blanc qui soufflait en tempête et donnait un terrible blizzard, il fût pris de remords.
Or il n’existait pas de formule magique pour arrêter cela ! Il grimpât alors au sommet de la plus haute colline et ouvrit grand les bras pour lutter contre vent glacial. La lutte dura toute la nuit.
Au matin, la tempête avait cessé... Mais le jeune garçon avait été changé en pierre.
Ainsi naquit le premier Inukshuk !

Un inukshuk (inuk = homme et shuk = agissant à la place de) est un empilement de pierre pouvant servir de repère spatial, de limite de territoire, d’épouvantail pour effrayer les caribous…
► Ne manquez pas à la maison du Danemark, l’exposition :
« Pour l'amour du Groenland » qui présente une partie de la
collection d'art populaire groenlandais du Prince Consort de Danemark.
Le réalisme et la poésie du quotidien y sont intimement mêlés : chaque objet - seau, aiguille ou caisse à outil - est à la fois pratique et beau. Avec un sens artistique affirmé, les femmes ont travaillé des mosaïques de peau et des broderies de perles à l'aide d'une aiguille et du fil de tendon. Les hommes ont taillé au couteau des outils et de magnifiques figurines - dès l'époque de la culture de Dorset et jusqu'à aujourd'hui.
Depuis de nombreuses années, le Prince Consort a constitué une grande collection, dont un tiers est ici exposé, en particulier de petites sculptures en os de cachalot ou défense de narval, venues de tous les coins du Groenland ainsi que des masques, ornés de poils de bœuf musqué, provenant du nord-est du Groenland.
Un autre apport vient de la collection ethnographique du Musée national du Danemark, comportant des exemples raffinés de costumes est-groenlandais richement ornés de la fin du 18e siècle.

De nombreuses conférences, films, documentaires, concerts, soirées littéraires... seront proposés durant l'exposition, en voici quelques uns. (Entrée libre dans la limite des places disponibles).
Maison du Danemark : 142 Avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris
mardi-vendredi 13h-19h, samedi et dimanche 13h-18h
fermé le lundi, ouvert les jours fériés.

Toutes les infos sur le site : http://maisondudanemark.dk

► Des nouveautés très « anciennes » à la galerie…
- Un kayak miniature, probablement ayant été confectionnée soit comme offrande funéraire, soit à la demande d’ethnologue ou pour le troc, dans les années 1900/1925.
- Une scène en os avec personnages et ours des années 1960
- Une mâchoire transformée en ours …
> Disparition, pétroglyphes...
Kenojuak Ashevak (1927 - 2013)
C'est avec une grande émotion que nous avons appris le décès en janvier de Kenojuak Ashevak, l'une des artistes les plus reconnues et admirées du Canada.
Kenojuak est la figure emblématique devenue synonyme de l'art inuit moderne. Son travail est célèbre pour son habileté extraordinaire, son imagination et son inventivité graphique.
Née au sud de l'île de Baffin, Kenojuak a grandi en voyageant jusqu’au Québec arctique, le Nunavik, au gré des déplacements de son groupe nomade.
Jeune femme, mariée à Johnniebo, elle a vécu avec lui dans divers camps non loin de Cape Dorset.

A la fin des années 1950, dès la création de l’atelier de Cape Dorset par James Houston, à la fois Kenojuak et Johnniebo ont expérimenté la sculpture et le dessin. Mais ils ne se sont installés définitivement à Cape Dorset qu’en 1966 pour permettre à leurs enfants d'aller à l'école (7 enfants et 7 adoptés…)
Prolifique, elle a participé à presque toutes les collections annuelles d'œuvres graphiques à Cape Dorset depuis 1959, fournissant de remarquables gravures et dessins qui restent inégalés pour leur puissance graphique et leur attrait esthétique.
Toujours souriante et positive, discrète, Kenojuak disait dessiner selon son imagination et non pour représenter des choses réelles.

Récipiendaire de nombreuses distinctions et récompenses artistiques, elle a voyagé dans le monde entier pour présenter sa contribution à l'art inuit graphique.
Avec sa disparition, le Canada a perdu une de ses citoyennes les plus importantes mais son héritage remarquable continuera certainement d'être une source d'inspiration pour les décennies à venir.
► Parmi les rares , on retrouve quelques sites de gravures rupestres. Constitués essentiellement de pétroglyphes, ils sont localisés dans la région de Kangirsujuaq au Nunavik, la région arctique du Québec.
Ces tracés dans la pierre représentent uniquement des têtes, avec des traits humains, animaux ou hybrides. La plupart de ces visages gravés mesurent moins de vingt centimètres mais quelques-uns dépassent les soixante centimètres.

Le site Qajartalik présente, à coté de zones d’extraction dans une carrière exploitée depuis des milliers d’années, de nombreuses figures gravées. Situé sur la côte est de la péninsule d’Ungava il domine l’entrée d’une petite baie exposée aux vents du large. A l’intérieur une dépression granitique en cuvette en fait un « théâtre naturel » où la grande majorité des pétroglyphes ont été gravés sur les deux rochers les plus imposants, qui sont en stéatite, facile à travailler à l’aide d’outils en ivoire, os ou en andouiller.

Au début des années 1960 le chercheur Bernard Saladin d’Anglure s’était rendu sur le site afin de vérifier les propos insolites d’un missionnaire qui lui avait rapporté que des chasseurs inuit avaient observé des « faces de diables ».
Saladin d’Anglure dénombra 95 figures gravées. Son analyse le conduisit à attribuer une origine « dorsétienne » à ces œuvres rupestres, d’après une variété de lichens couvrant les rochers ornés et surtout d’une ressemblance stylistique avec l’art propre à cette culture (de -500 à 1300 après JC.).

Les objets dorsétiens comprennent, entre autres, des masques, des boîtes à aiguilles décorées ainsi que des « bâtons » portant de multiples figures dont on ignore la fonction. Ces artefacts sont généralement associés à des pratiques chamaniques par les archéologues (McGhee 1996 ; Taylor et Swinton 1967), qui pensent que les inuit établissaient, au travers de ces objets, des rapports étroits avec les forces ou entités surnaturelles.
> Kenojuak Ashevak nous a quitté !
L'artiste née en 1927, dans le camp de Ikirasaq sur l'ile de Baffin, avait commencé à travailler dans l'atelier de Cape Dorset auprès de James Houston.
Ses premières œuvres furent imprimées en 1959 et depuis, Kenojuak n'avait pas cessé de dessiner...
Son estampe la plus connue, est probablement la "Chouette enchantée" qui a même été reprise pour un timbre au Canada.
Les œuvres de Kenojuak ont émerveillé des générations d'amateurs dans le monde entier et elle restera comme l'artiste la plus connue et la plus récompensée du monde de l'art Inuit.
"I am an owl, and I am a happy owl. I like to make people happy and everything happy. I am the light of happiness and I am a dancing owl."
"Je suis une chouette et je suis une chouette heureuse. J'aime rendre les gens heureux et toute les choses heureuses. Je suis la lumière du bonheur et je suis une chouette qui danse".

in " Landmarks of Canadian Art by Peter Mellen; McLelland & Stewart, 1978".
> Arraagutaaqqaumit quviasugit ! Bonne année
► Ils vivent partout sur la planète mais en plus grand nombre dans les zones où il y a de la mousse, leur aliment de prédilection avec les lichens. On en retrouve de l'équateur aux régions polaires et de l'Himalaya jusque par 4 000 m de fond ….
Une idée ??

Les tardigrades ou oursons d'eau, minuscules animaux pluricellulaires de 0,1 mm à 1,5 mm, dont plus de 1 000 espèces sont connues à ce jour, figurent parmi les animaux les plus robustes du règne vivant. Ils sont capables de résister à des contraintes extrêmes qui tueraient n'importe quelle autre forme de vie.
.....
Ils résistent à tout !
- Température : Ils peuvent vivre par des températures très basses (comme dans les glaces de l'Himalaya et du Groenland). Testés, ils ont survécus plusieurs jours à des températures proches du zéro absolu à - 272,8 °Centigrade. Mais leur résistance est également incroyable dans de hautes chaleurs : ils peuvent survivre plusieurs minutes à 150 °C (l’eau bout à 100°C) !
- Déshydratation : ils peuvent faire varier la proportion d'eau dans leur corps de plus de 80 % à moins de 3 %. Ils peuvent aussi survivre plus de 10 ans sans la moindre trace d'eau et reprendre leur activité quand ils sont réhydratés.
- Radiations (Rayons X) : plus de 1 100 fois ce que l'homme peut endurer…
- Pression : Ils peuvent survivre dans le vide presque absolu, mais aussi dans de très hautes pressions, jusqu'à 1200 atmosphères. En 2007, des tardigrades ont été exposés au vide intersidéral et aux radiations solaires directes par la mission FOTON-M3 en orbite autour de la terre et 67 % de la colonie a survécu.
- Produits toxiques : résistance à de nombreux produits toxiques, grâce à une réponse immunitaire appelée « chimiobiose ».

C’est pourquoi certains scientifiques se posent la question d’une origine extra-terrestre, les oursons ayant peut-être pu venir sur des météorites…
Tanya Tagaq, Elle née en 1977 au centre de l’arctique canadien à Cambridge Bay « Ikaluktutiak », a collaboré avec Bjork et travaille régulièrement avec le Kronos Quartet.
Son style mélangeant chant, chant de gorge, onomatopées et cris, cherche à repousser les limites de l'émotion et à exprimer ses instincts primitifs.
Tout ce qui émerge de l'humain peut émerger de Tanya Tagaq !
Mais elle dit ne pas vouloir représenter les Inuit de l'Arctique canadien.

«Tant mieux si les gens m'associent à mon peuple après avoir aimé mon travail mais... ce que je propose ne représente que moi-même. Je suis très fière et très heureuse d'être inuk, mais je n'ai pas la prétention de représenter cette culture dans son ensemble.»

Pour écouter une performance de Tanya : http://youtu.be/pKJbziZlogk http://youtu.be/pKJbziZlogk


► Une étude dans le très sérieux « Physiological and Biochemical Zoology » en 2012 nous donne des indications sur l’utilisation des caribous fin décembre. En voici une traduction partielle !

" Bien que les mécanismes de vol pour le père Noël et son équipage soient encore inconnus, l'énergie requise par ses animaux pour aller partout dans le monde de pôle à pôle est considérable. Les animaux qui tirent le traîneau doivent donc avoir une grande puissance avec un minimum de masse….
Les jeunes entrant dans leur premier hiver ont le rapport puissance-masse le plus grand, parce que leurs jambes sont proportionnellement plus longues et leur corps est plus maigre que celui des adultes.
Le renne de Sibérie pourrait paraître un choix approprié, mais le caribou de l'Amérique du Nord est plus maigre et ses jambes sont plus longues pendant cette période de l'année.
Le caribou peut aussi mieux maintenir des apports alimentaires plus élevés par sa consommation y compris des lichens secs, mangeant des rations allant jusqu’à 6 % de sa masse corporelle par jour.

Ce qui pourrait indiquer que les « huit petits Rennes » risquent donc d'être de jeunes caribous....
De plus, le caribou est plus facilement effrayé que le renne, ce qui peut expliquer pourquoi les enfants excités qui restent debout toute la nuit, ne les voient pas… »