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ACTUALITÉS
> Tuberculose, pêche aux moules, festival de neige...
Tuberculose : jusqu'à 300 fois plus de risques pour les inuit !
Au Canada la tuberculose n'existe pratiquement plus sauf au Nord, dans les communautés Inuit.
Mais pourquoi une telle disparité ?
Plusieurs raisons sont invoquées avec en premier lieu la pauvreté et les logements surpeuplés, mais aussi la difficulté d’accéder aux centres de santé.
Les villages inuit sont approvisionnés par avion toute l'année et par bateau en été lorsque la glace de mer a disparu, mais il n'y a pas de routes reliant les villages entre eux.
Dans la majorité des villages, il n'y a aussi qu'un petit centre de soins, la plupart du temps pas adapté pour ce type de maladie.
Les malades doivent donc être déplacés vers les hôpitaux, le plus souvent au sud, pour être soignés. Ce qui renvoie les Inuit a un épisode très douloureux de leur histoire et qui explique leur grande défiance envers les personnels de santé canadiens.

Entre les années 40 et 60, les autorités canadiennes avaient affrété un bateau-hôpital, le C-D Howe qui se rendait dans les communautés autochtones afin d'y dépister les malades atteints de tuberculose.
Les inuit, forcés de monter sur ce bateau, étaient emmenés vers des hôpitaux du sud, sans pouvoir dire au revoir à leur famille s'ils étaient contaminés. Et sans qu'aucune nouvelle, bonne ou mauvaise ne soit transmise ensuite, quelque soit la durée de leur séjour - souvent des années...

Environ 9000 inuit sont morts à cette période, en chemin ou dans les sanatoriums du sud. Leurs dépouilles, identifiées par un numéro, le "dog tag" ( voir lettre d'information de février 2012) étaient mises en terre à des milliers de kilomètres de leurs lieux de résidence et sans que leurs proches ne sachent où !
Pour ceux qui étaient guéris, ils étaient renvoyés dans le nord, parfois sans soucis de leur lieu d'origine.
Quant aux enfants qui retournaient chez eux, ils n'avaient plus aucun souvenir de leur famille et ne parlaient plus leur langue, interdiction leur en ayant été faite durant leur séjour dans le sud...
Ce furent de longues années de peur et de confusion pour les inuit.

Le premier ministre Justin Trudeau a reconnu, lors d'un discours à Iqaluit en mars, "la responsabilité de ces torts, causés aux inuit par les politiques ..........

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Pêche ou chasse aux moules ?
Les moules sont un met très apprécié des inuit. Il y en a de sauvages en arctique mais, pour aller les chercher, il faut ne pas être claustrophobe !
En effet, il faut se glisser sous la banquise, entre 2 plaques de glace, lorsque la mer est basse et bien sûr être très attentif au bruit de l'eau qui revient lorsque la mer remonte.
Sans cela on se retrouve bloqué sous la glace et sans possibilité d'en sortir car les plaques sont mobiles et se referment...

Festival de neige de Yellowknife
Cette année en raison de températures positives, alors qu'elles devraient être une bonne dizaine de degrés plus froides, le magnifique festival de neige a dû limiter temporairement l'accès au château de neige....
Même si ces températures peuvent réjouir certains après un hiver long et très rigoureux, les habitants dépendent du réseau de routes d'hiver (rivières gelées) pour le commerce, l'industrie et les loisirs.
Or, des records ont été atteints ces dernières semaines de mars dans de nombreux points des Territoires du Nord-Ouest, rendant la circulation dangereuse !
> Labrador, labradorite, pêche,
Le Labrador Située au nord-est du Québec, cette partie de la province "Terre-Neuve et Labrador" est grande comme l'Italie mais ne compte qu'environ 28.000 habitants, (soit Soissons, Clichy sous bois ou Menton...) dont environ 30% sont autochtones (Inuit, Innus et Métis) .
Si vous consultez Wikipédia, vous pourrez lire que le Labrador a été probablement découvert au XIème siècle par Eric le Rouge, un viking, puisque les cartes marines du XIIIème siècle, indiquent un territoire nommé Estotiland.
Ensuite, de nombreux explorateurs s'y succéderont, dont Joào Fernedez Lavrador, en 1498, un portugais dont le nom qui signifie "laboureur" est probablement à l'origine de l'appellation de cette contrée.
Pourtant le Labrador a été habité par des autochtones depuis des millénaires !
On peut par exemple y trouver le plus ancien tumulus du Nouveau Monde, datant d'environ 7500 ans, construit par la civilisation amérindienne dite " archaïque maritime". Ces peuplades nomades, parcourant de grandes distances, étaient présentes autour du golfe du Saint Laurent il y a environ 8 000 ans.
Les inuit, descendants des Thuléens qui ont colonisés tout l'Arctique canadien, y sont présents depuis probablement plus de 1000 ans.
Mais dès la fin du XVIème siècle, ce sont eux qui seront en contact le plus tôt avec les blancs, missionnaires, explorateurs et baleiniers... ce qui explique en partie leur plus grande acculturation et la perte de leur langue.

Le Labrador est la partie la plus orientale du Bouclier Canadien, constitué de roches dures, parmi les plus anciennes au monde ( voir Nature de septembre 2017)
Il possède d'importants gisements de minerais, nickel, cuivre, cobalt ainsi que le plus important gisement de fer de l'Amérique du Nord....
Mais on y trouve aussi de la Labradorite (variété d'anorthite), qui y fût découverte vers 1770 et qui a la particularité de posséder un jeu de couleurs à l'éclat métallique, souvent bleu ou vert mais pouvant emprunter toutes les couleurs.
Plus dure que l'acier trempé, la labradorite est difficile à travailler. Les artistes utilisent donc en général ce qu'ils appellent le "granit labradorite", pierre grise qui contient des cristaux de labradorite.

Vous souhaitez aller au Labrador ?
C'est assez facile en été par la route Translabradorienne, soit 1150 kilomètres de nature sauvage.....
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La pêche sur glace
Même en plein hiver et par moins 25°, on va à la pêche !
En février, j'ai partagé cette activité avec Billy Gauthier, artiste bien connu et dont des pièces sont déjà dans plusieurs musées canadiens.
Après un déplacement en motoneige, Il faut choisir l'emplacement, puis creuser des trous dans la glace, celle-ci faisant environ 80 cm d'épaisseur !
Et cela donne chaud... Afin de ne pas trop transpirer, Billy avait même enlevé sa parka.
Ensuite, mettre un appât, fait d'un morceau de poisson, et patienter, patienter.... mais au bout de 3 heures, cinq beaux " rock cod" (un genre de morue), dont un cuisiné le soir même et délicieux !

Paris Indigenous Fashion Week à la Tour Eiffel vendredi 1er mars !
Victoria Kakuktanniq, créatrice inuit installée à Iqaluit, présentera sa collection lors de la Fashion Week parisienne.
Les modèles porteront ses magnifiques créations ainsi que des bijoux de différents artistes inuit.
Envie de découvrir ses parkas et autres vêtements ? Venez assister au défilé ou rendez-vous sur son site web : https://vafashion.ca/
> Merveille écologique, igloos...
Une merveille écologique : la polynie !
Alors que l'océan Arctique se couvre de banquise, une grande zone de plus de 80 000 kilomètres carrés, soit environ la taille de la Bretagne, reste libre de glace. Cette zone, nommée polynie, se trouve au nord de la baie de Baffin, entre le nord-ouest du Groenland et l'île canadienne d'Ellesmere.
Les baleiniers européens des siècles précédents l'appelaient "L'eau du Nord" et les groenlandais la nomment "Pikialasorsuaq", qui pourrait se traduire par "le grand jaillissement (d'eau)" en kalaalissut, la langue inuit du Groenland.
C'est la plus grande et la plus importante polynie en Arctique.

D'après M. Dumont, chercheur de l'Université de Québec, cette polynie doit son existence au détroit de Nares, au nord du bassin de Kane. En effet, peu d'eau circule par ce détroit entre le nord du Groenland et l'ile d'Ellesmere, faisant communiquer les bassins océaniques atlantique et arctique, car habituellement ce détroit est bloqué par des icebergs, ce qui en fait un blocus impénétrable.
Au sud de ce blocage, des vents violents balaient la surface de la mer, empêchant la prise de la glace. Une partie du Gulf Stream qui remonte le long de la côte ouest du Groenland contribuerait aussi à ce phénomène.
Cette zone sans glace joue un rôle primordial dans l'écologie arctique. Pratiquement à la même place chaque année, cet espace permet la présence de mammifères marins car la faible couverture de glace offre des trous de respiration pour les bélugas, narvals... qui ne pourraient survivre sans remonter respirer à la surface.
Et, dès la réapparition du soleil, la lumière entraîne une intense production de phytoplancton, base d'un écosystème très riche... un grand garde-manger pour de nombreux animaux mais aussi pour les inuit ! Mais ceux-ci craignent qu'avec le réchauffement et la réduction de la banquise, le détroit de Nares ne soit plus bloqué, ce qui entrainerait la diminution, voir la disparition de cette polynie !
Des igloos.. dans l'Himalaya !
Alors qu'il va essayer de gravir le second plus haut sommet de la planète, le K2, encore jamais vaincu en hiver, l'alpiniste basque Alex Txikson s'abrite dans un igloo !
En effet, ses propriétés sont très intéressantes par rapport aux tentes habituellement utilisées. Dans l'Himalaya, les vents peuvent être très violents et les températures jusqu'à moins 45 °.
En construisant des igloos pour remplacer les tentes, les alpinistes vont gagner en confort : alors que les tentes sont secouées en continu et que le bruit est omniprésent, il n'y a plus de vent dans l'igloo et donc un grand calme. Les températures y sont aussi bien plus élevées, pouvant être presque positives en raison des excellentes qualités isolantes de la neige.
De plus, l'espace plus grand et la ventilation permettent de limiter la condensation qui trempe les sacs de couchage dans les tentes. "La meilleure nuit de mes expéditions hivernales " a déclaré l'alpiniste ! Mais si les inuit mettent peu de temps à construire un igloo, c'est plus compliqué pour les alpinistes que de déplier une tente !

Un igloo se construit en spirale, de façon continue. Les blocs sont découpés en biseau afin que la couche suivante s'incline vers l'intérieur et les interstices sont calfeutrés avec de la neige. Mais il ne faut pas oublier de créer de petites ouvertures en plus de la porte pour la circulation de l'air !
> Caribous ou Rennes ? Albinos, Braquage...
Caribous ou Rennes ?
Le Rangifer tarandus est appelé "caribou" en Amérique du nord et "renne" en Europe du Nord et Russie.
Alors que le caribou est sauvage, le renne a été partiellement domestiqué afin de servir d'animal de bât et de monture.
Le Rangifer Tarandus est un animal pouvant peser jusqu'à près de 200 kilos pour les mâles, alors que les femelles ont un poids moyen d'une centaine de kilos. Mâles et femelles portent des andouillers, parfois appelés bois, qu'ils perdent tous les ans et qui repoussent grâce à un velours très vascularisé. De nombreuses sous-espèces existent, ayant des différences d'habitat, de morphologie, de couleur...

Le réchauffement climatique a une action importante sur les populations de rennes et de caribous. Le nombre de caribous est estimé a un peu plus de 2 millions contre près de 5 millions il y a 20 ans !
Une diminution moyenne de 56%, mais pouvant aller jusqu'à 73% voir plus de 95% pour certaines hardes au Canada, d'après le rapport de 2018 "Arctic Report Card Tracks region's environnemental changes".
En cause, les températures élevées qui amènent de plus en plus d'insectes qui épuisent les animaux en "pompant" leur sang et transmettent des maladies, le recul de la foret boréale en raison de la recherche minière et de la sylviculture, la pollution... et la chasse.
Don Russell, chercheur au Yukon College, indique que, même si certains ont pris de mesures drastiques sur la chasse, il faut encore réduire ces prélèvements.
Or ces animaux sont pourtant vitaux pour les autochtones. Cela aura donc une influence sur leur qualité de vie, sachant que plus de la moitié de la population inuit déclare vivre en insécurité alimentaire ( données : Statistique Canada).
Sans parler de l'impact de cette disparition sur le fragile écosystème arctique .... et sur la distribution des cadeaux du Père-Noël dans quelques années !
Un phoque albinos près de Pangnirtung
Alors qu'il était dans un fjord proche de son village, Leopa Akpalialuk a remonté un phoque dans son filet. Surprise celui-ci était blanc - rose !
"Mais le phoque était mort avant que je puisse le libérer" a dit Leopa.
Car, traditionnellement, les animaux albinos ne sont pas chassés mais respectés.
Depuis qu'il a été attrapé, la grande majorité des habitants de ce village de 1500 personnes est venue le voir !
M. Ferguson, chercheur au Ministère des pêches et des Océans, a déclaré qu'il était extrêmement rare d'en trouver et qu'il ne connaissait que 4 cas dans le monde, toutes espèces de phoques confondues.
Pour les inuit, les animaux albinos, .............

En Arctique mais pas chez les Inuit...
Longyerbyen est la seule ville du Spitzberg, dans l'archipel du Svalbard.
Ses 2500 habitants vivent sur cet archipel appartenant à la Norvège dont le seul moyen d'accès en hiver est l'avion et où il y a moins de 50 kilomètres de route au total !
Ce qui n'a pas découragé un "braqueur" qui a attaqué la plus nordique banque du monde le 21 décembre !
Pourtant la banque indique bien sur sa porte qu'il n'est pas possible d'y entrer armé, alors qu'il est normal de voir tout le monde circuler avec des armes en raison de la présence de nombreux ours polaires dans l'archipel.
De passage, ce voleur n'avait sans doute pas pensé......

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