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ACTUALITÉS
> Confinement oblige !
Confinement oblige : la galerie est physiquement fermée mais de nombreuses oeuvres peuvent être envoyées par la poste ou retirées en "Click&collect" à la galerie sur rendez-vous...

Vous en trouverez près de 300 sur le site, dont de nombreuses nouveautés, sur les plus de 600 que nous avons en stock... alors n'hésitez pas à nous questionner, par mail ou téléphone (appels redirigés, heures bureaux merci)

Et pour toutes les oeuvres de plus de 300 euros, nous vous offrirons le port pour la France pendant la durée du confinement.

Nous essayons de résister, alors un grand merci pour votre soutien !
> Glace et albédo, Livres, Kayak, Expositions
Glace et albédo
Cette année de nombreuses zones de l'océan arctique n'ont pas encore gelé alors que nous sommes début novembre !
Par exemple, pour la première fois, la mer de Laptev n'est pas encore prise.
Cette absence de gel sans précédent serait due à la température des eaux, qui a dépassé de plus de 5° les moyennes habituelles l'été dernier.
Enregistrée depuis 1979 par les satellites, la tendance est a une très nette réduction. Le minimum de glace a été atteint cette année le 15 septembre. La banquise d'été a fondu jusqu'à la deuxième plus petite surface jamais enregistrée, celle de 2012 restant le record.
La glace qui se forme sera donc moins épaisse et risque de se briser plus vite l'été prochain. Sa diminution entrainera un moindre renvoi du rayonnement solaire.
C'est ce que l'on appelle l'effet albédo, ce qui induira une nouvelle augmentation de la température de l'eau... un cycle dramatique !

L'albédo est le pouvoir réfléchissant d'une surface, dont la valeur est comprise entre 0 et 1. Un noir parfait qui absorberait tout et donc ne réfléchirait rien aurait un albédo nul (soit 0 ) contrairement à un miroir qui en réfléchissant tout aurait un albédo à 1.
Or la glace a un albédo à 0.60, alors que celui de la mer est d'environ 0.15. Ce qui explique que moins il y a de glace, plus le réchauffement s'accélère, les rayon solaires n'étant plus renvoyés mais absorbés par la mer.

Livres
De nombreuses personnes nous demandent de leur indiquer de bons livres sur l'art inuit.
Il n'y en a pas vraiment de bons en français, sauf quelques livres sur l'art du Nunavik, la partie inuit du nord du Québec, ou les catalogues des dernières grandes expositions en France : "Inuit, quand la parole prend forme" ou " Grand Nord, Grand sud, Artistes inuit et Aborigènes".
Les meilleurs sont en anglais, mais malheureusement très souvent épuisés !

Nous en avons trouvés quelques exemplaires d'occasion que nous vous proposons :
- Une des "bibles" sur l'art inuit " Inuit Art, an Introduction " de Ingo Hessel ( nous en avons 6)
- Si vous êtes intéressés par les mythes, "The inuit imagination d'Harold Seidelman" vous séduira.
- "Sculpture of the Inuit " de George Swinton, l'un des premier livre sur le sujet
- mais aussi, " Uumajut" de Driscoll, "Masterworks of canadian arctic" de Eskimo Arts Council, Eskimo Ivories...

Nous pouvons les envoyer par la poste ou vous pouvez passer les prendre sur rdv en "click&collect" à la galerie...
Pour plus d'informations ou si vous souhaitez recevoir la liste des livres, vous pouvez nous contacter par e-mail ou par téléphone (qui sera transféré, heures bureau merci !) 01 42 77 39 12.
Exposition "Kajak "
Vous souhaitez tous savoir sur les kayaks ?
En parallèle à l'exposition " Kajak! " du Peary-MacMillan Arctic Museum, (où il est compliqué de se rendre en ce moment), un excellent documentaire est disponible (en anglais)
https://sway.office.com/cjmUKf0U08u6WE3i?ref=Link&loc=play

Exposition "Inuit" , photographies de 1910 à 1930.
La galerie Lumière des Roses à Montreuil présente jusqu'au 23 janvier 2021 un exceptionnel fonds de photographies réalisées il y a un siècle lors d'expéditions polaires.
A ne pas manquer dès le déconfinement !
Du mercredi au samedi, 14h à 19h jusqu'au 23 janvier 2021 ....
2/14 rue Jean-Jacques Rousseau, 93100 Montreuil.
www.lumieredesroses.com

Exposition toujours
Si vous passez par Londres, ne manquez pas "Arctic: Culture and Climate" au British Muséum.
Vous pourrez y admirer de nombreux objets, maquettes, vêtements, mais aussi des oeuvres d'art illustrant les changements climatiques.
British Museum, du 22 octobre au 21 février 2021.
> L'art graphique à Cape Dorset et ses techniques, Records, Calendriers
L'art graphique
Si, avant 1957, les oeuvres sur papier étaient rares chez les inuit, une tradition graphique existait depuis longtemps. Des motifs décoratifs, des dessins étaient gravés sur l'os ou l'ivoire, parfois la pierre, évoquant le monde spirituel et les relations entre les mondes humain et animal. Les vêtements étaient aussi décorés avec des appliqués par les femmes.
Un jeune artiste canadien, James Houston (1921/2005), était venu dans le nord au milieu des années 50. Tout en produisant ses propres oeuvres (ci-dessous), il y a découvert les petites sculptures faites par les inuit.
Rapidement nommé administrateur civil de la région, il a recherché comment aider les inuit à gagner un peu d'argent afin de subvenir à leurs besoins.
Un chasseur, Osuitok Epeelee, qui deviendra plus tard artiste très connu, se serait étonné du travail difficile de la personne qui avait peint exactement la même image sur tous les paquets de cigarettes que possédait James... Les inuit ne connaissaient pas l'impression !
James Houston aurait alors pris une défense de morse gravée et, en y appliquant de la suie, aurait montré comment reproduire à l'identique le dessin. Belle histoire qui, d'après la légende, entraina le début de la gravure inuit.
En réalité, James avait envoyé dès 1955 un rapport à Ottawa dans lequel il évoquait la possibilité de produire "des oeuvres graphiques conçues dans une perspective autochtone comparable à ce qui se fait au Congo ou Haïti".
En 1956 le gouvernement fédéral décida de créer à Cape Dorset un atelier d'artisanat où une douzaine d’élèves va apprendre à travailler des blocs de pierre pour imprimer des motifs sur des tissus. L'atelier a fait aussi des cartes de voeux et du papier d'emballage en se servant de linoléum.
En 1958 James Houston, qui connait les estampes japonaises, se rend alors sur ses congés au Japon pour en étudier la technique. De retour à Cape Dorset, avec des outils, du papier et des exemples de gravures, il impulse une nouvelle direction à la production.
Adaptant ces techniques aux matériaux disponibles, les graveurs inuit réalisent des estampes, au pochoir en peau de phoque ou en linoleum et en relief sur pierre.

La première collection en 1959 comportait 41 oeuvres, tirées chacune en 50 exemplaires numérotés + un tirage pour l'artiste + un pour le graveur et 3 pour la coopérative (quelques tirages expérimentaux non catalogués avaient été produits en 1957/ 58).

En 1960 et 61, des collections respectivement de 65 et 83 estampes en relief ou au pochoir sont produites. A partir de 1961, Terry Ryan, conseiller artistique, diplômé de L'Ontario collège of Art encourage la technique de gravure et d'eaux-fortes sur cuivre (voir ci dessous).
Afin de mieux gérer leur entreprise, les inuit se sont alors rassemblés en une association, qui existe toujours aujourd'hui. La West Baffin Eskimo Co-opérative, s'est beaucoup diversifiée mais continue de diffuser les œuvres des artistes de Cape Dorset. Cette entreprise a été et est toujours une source de revenu et de fierté pour les habitants de Cape Dorset, leur donnant une visibilité mondiale !
Les techniques Afin de réaliser une gravure, deux artistes au minimum sont impliqués.
L'artiste dessinateur, qui crée le dessin original sur papier, et le graveur.
A Cape Dorset, l'atelier achète presque tous les dessins réalisés. C'est à partir de ces dessins qu'une sélection est faite collectivement, pour choisir ceux qui seront déclinés en gravures.
Le graveur transfère alors celui-ci en fonction de la (ou des) technique(s) employée(s).

Pochoir : si au départ des peaux de phoques avaient été utilisées, actuellement ce sont des feuilles de stencil hydrofuge dans lesquelles le graveur découpe. Le pochoir étant posé sur une feuille, il applique l'encre dans les découpes par petits coups avec une brosse. Lorsque l'encre a séché, le processus est repris avec une autre couleur si nécessaire.
Le graveur procédera ainsi pour les 50 exemplaires numérotés + les 5 "épreuves" supplémentaires destinées à l'artiste, au graveur et à la coopérative.

Gravure sur pierre : sur un bloc bien lisse et plan, le graveur enlève de la matière afin de reproduire le dessin en relief. L'encre est ensuite appliquée avec un rouleau à main. Puis le graveur pose très délicatement une feuille et presse ensuite avec un tampon afin que l'encre pénètre le papier. Une des difficultés est de poser précisément la feuille !
Lithographie : le graveur reproduit avec un crayon gras le motif sur une planche d'aluminium. Puis il étale une solution de gomme arabique qui n’adhère que sur les surfaces non dessinées. Le graveur enlève ensuite les traces du crayon gras et dépose l'encre dans les parties où il n'y a pas de gomme. Après avoir posé une feuille, le graveur appliquera une pression importante avec une presse à manivelle. Ce processus sera reproduit pour chaque couleur et chaque tirage.

Estampe, aquatinte et eau-forte : même procédé, différentes techniques !
Le graveur fait des rainures dans le support. Ces traces seront ensuite encrées puis essuyées afin qu'il ne reste de l'encre que dans les rainures. Elle sera transférée sur le papier par pression.
Estampe : probablement le travail le plus dur, où le graveur trace des rainures avec un burin dans une plaque en cuivre.
Eau-forte : la plaque est recouverte d'une cire qui est grattée pour dessiner le motif. La plaque est ensuite plongée dans un bain d'acide qui attaque le métal qui n'est plus protégé par la cire.
Aquatinte : variante de l'eau-forte, le graveur dépose avec une brosse une résine anti-acide. Selon l'épaisseur de la résine, l'acide attaquera plus ou moins la plaque, ce qui donnera ensuite des variations délicates.

Records de prix ! Lors de grandes ventes aux enchères au Canada, certaines estampes atteignent des prix considérables. La plus chère est sans contestation la "Chouette enchantée" de Kenojuak Ashevak. Lors de ses deux dernières mises en vente, elle a dépassé les 200 000 dollars !
Mais d'autre oeuvres de cette artiste dépassent régulièrement leurs estimations comme "The Woman who lives in the sun" , estimée entre 35 et 50 000 et vendue à plus de 78 000 dollars...... ......

Octobre, mois de l'estampe !
Sur le site, vous trouverez de nouvelles estampes avec les informations sur les artistes, tailles et prix.
Sur toutes les estampes, vous pourrez profiter gratuitement de paiements échelonnés, n'hésitez pas à nous questionner à ce sujet.

Les calendriers sont arrivés !
> Fin de l'été, Merci, Pierres étranges, Nouveautés
La fin de l'été en Arctique

Si l'on entend beaucoup parler du réchauffement et de la fonte des glaces en raison de températures très élevées cette année, savez-vous ce qui occupe les inuit ?
En été, il fait jour presque 24h sur 24. De nombreuses familles en profitent pour aller dans la toundra, pour la journée ou plusieurs jours en campant.
Les hommes et les jeunes, surtout les garçons, vont à la pêche ou chassent caribous, bœufs musqués, phoques, bélugas et autres mammifères marins, selon les zones.
Les femmes préparent ensuite les poissons en enlevant les arrêtes et la viande en fines tranches pour les mettre à sécher afin de la conserver.
Et toutes les familles ramassent des baies...

Ces nourritures traditionnelles seront un apport important pour l'alimentation durant le reste de l'année, mais aussi une façon de préserver les traditions et l'intergénérationnel, vecteur de cohésion sociale.
Il n'est donc pas rare de voir de (très) jeunes gens avec un fusil ou carabine, posant devant l'animal qu'ils viennent d'abattre ( garçon de 11 ans sur la photo avec son premier caribou).
C'est un apprentissage nécessaire et très valorisé par la communauté.
Langage
Vous espérez aller en Arctique un jour et aurez besoin de remercier un inuit ?
Courage !
Voici quelques unes des nombreuses variantes de "merci" recensées par Piita Irniq

Sinon inscrivez-vous à l'Inalco, un des rares endroits au monde en dehors de l'Arctique où il est possible d'apprendre l'inuktitut !
http://www.inalco.fr/langue/inuktitut

Pierres étranges
A proximité des villages de Pont Inlet ou de Coral Harbor mais aussi près de Paulatuk (Territoires du Nord Ouest) on peut rencontrer sur le rivage d'étranges sphères.
Oeufs de dinosaures, boulets de canon, météores, œuvres de géants ou même d'extraterrestres ???
Non, ce ne sont que des roches parfaitement rondes dues à un phénomène naturel.
Le processus de formation débute par de la boue, du limon ou sable qui est à proximité de lacs. Ensuite des matériaux comme des coquillages, des fossiles, mais aussi des feuilles vont servir de "graines" de roches géantes. La calcite contenue dans les boues va sédimenter au cours des millénaires et des couches de roches dures se formeront autour de la "graine". Un peu comme une huître recouvre de nacre un grain de sable et forme une perle.
Les concrétions de Pont Inlet ont environ 100 millions d'années !

De nombreuses nouvelles oeuvres
Malgré l'impossibilité d'aller en Arctique cet été, nous avons pu trouver de nombreuses nouvelles pièces.
En effet, malgré leur isolement, les artistes ont continué à produire et avaient besoin de revenus.
Nous essayons de les soutenir de notre mieux !
> Première route, Film, Météo, Fermeture annuelle
La première route du Groenland ! D'une longueur de 130 kilomètres, elle reliera Kangerlussuaq à Sisimiut au sud ouest du Groenland. Ce projet, en discussion depuis des années, est considéré comme un moyen de promouvoir la mobilité et le tourisme en reliant l'aéroport international de Kangerlussuaq à la seconde ville du pays.
Après de nombreuses études environnementales, la construction est enfin autorisée et celle du premier tronçon de 21 kilomètres commencera en juillet, . Un "sentier du cercle arctique" (trail) existait déjà mais le tracé de la route a été prévu à distance, afin de ne pas l'impacter (tracé fin).

Le coût de cette route est estimé à 500 millions de couronnes mais pourrait rapporter 50 millions annuellement à l'économie locale, la plupart de ces revenus provenant du tourisme d'après la commission en charge du projet.
Kinngait (Cape Dorset)
Situé sur l'île de Baffin, ce nom est bien connu des amateurs d'art inuit. C'est en effet l'épicentre de l'art inuit et probablement le village le plus artistique du monde avec environ un quart de ses 1500 habitants travaillant dans ce domaine.
Retrouvez le village et ses artistes dans un magnifique documentaire d'une dizaine de minutes :
"From Stone", qui met en lumière les réalisations qui ont été créées par les artistes inuit afin de servir de prix individuels pour les joueurs et entraineurs de la Première Ligue Canadienne (de football).
Cette première remise de prix a eu lieu à Toronto en novembre 2019.
Vous pourrez y voir et entendre Tak Nuna, Pits Qimirpik, Palaya Qiatsuq..., découvrir ce qu'est "Aqsaqniq"...
https://canpl.ca/article/national-indigenous-peoples-day-celebration-watch-the-cpl-documentary-from-stone

Météo
Dans l'Arctique russe, les mois de mai et juin ont été extrêmement chauds avec des températures de plus de 20 degrés, alors qu'il devrait y faire autour de zéro....
Le 9 juin il a fait 30° à Nizhnyaya Pesha, nouveau record pour cette région !

Fermeture annuelle : La galerie sera fermée du dimanche 26 juillet au mardi 18 août au matin.
Nous vous souhaitons un bel été !
> "Sauvage", Pandémies, Inuktitut
"Expositions ethniques " ou comment le "sauvage" est devenu une réalité pour des millions de visiteurs !
Depuis les années 1860, des "sauvages" dont des "eskimos", comme on les appelait à l'époque, ont été présentés comme des attractions dans des cirques, des expositions ethniques, des cabarets, voire des zoos (en 1877 à Paris) !
Cette carte postale nous montre un groupe d'inuit du Labrador devant un faux igloo en 1909 à l'Exposition Universelle de Seattle.
Déjà, en 1880, Abraham Ulrikab originaire du Labrador et son groupe familial avaient été exposés à Hambourg, Berlin... et Paris avant de mourir pour la plupart, de la variole.
En 1901, durant la Pan-American Exposition à Buffalo, il y avait quatre villages étrangers : des Philippins, Africains, Esquimaux et Indiens.
Malheureusement de nombreux "eskimos" ne sont jamais retournés dans le nord, décimés par des maladies qu'ils n'avaient jamais rencontrées avant.

En savoir plus : des livres et liens :
- Zoos humains : de la Vénus Hottentote aux Reality Shows, Nicolas Bancel. Édition La découverte. 2002
- Savages and Beasts: The birth of the modern zoo de Nigel Rothfels
- Sur les traces d'Abraham Ulrikab de France Rivet, Edition Horizons polaires,
-.....
Pandémies...
Dans les années 1918/1919 la grippe espagnole a déferlé sur le monde, avec une estimation de cinquante millions de morts. Et les inuit n'ont pas été épargnés.
Au Labrador, environ un tiers de la population totale a été tuée par la maladie.
Les communautés d'Hébron et d'Okak, les plus atteintes avec 79% de mortalité, ont perdu plus de 300 personnes.
Parmi ces morts, Zacharias né en 1884. Plus jeune, il avait rejoint, avec d'autres membres de sa communauté, le "Village Eskimo" de l'Exposition Panaméricaine de Buffalo. Il était devenu professionnel de ces foires exhibitions mais aussi acteur dans des films d'une dizaine de minutes. Malheureusement, peu de ces films "eskimos" ont survécu.
En 1911, avec sa famille, Zacharias est emmené en Europe pour des foires. Abandonné en Belgique avec un autre inuit, ils se retrouvent employés dans une usine qui fabrique des boites en carton, avant d'être rapatriés au Labrador.
Zakarias y vivra quelques années avant de succomber à la grippe espagnole de 1918. ......

Actuellement la pandémie de Covid 19 n'a pas atteint le Nunavut, d'importantes restrictions de circulation ayant été mises en place. Le Labrador, le Nunavik (Nord Québec ) et les Territoires du Nord-Ouest ont été assez peu atteints.
Heureusement, car dans la plupart des villages, il n'y a qu'une infirmière et pas de médecin et pas ou peu de matériel de réanimation. Et des habitations surpeuplées, avec des habitants ayant déjà des problèmes de santé, de la tuberculose au diabète !...............
L’épidémie aurait donc été extrêmement difficile à gérer dans le Nord, pour l'instant épargné.
La majorité des voyages en Arctiques sont donc annulés, les autorités canadiennes ayant limité les déplacements en avion et interdit la circulation des bateaux de croisière durant l'été.

Inuktitut (langue inuit) Afin d'aider les enfants à s'approprier la langue inuit, alors que leur environnement est de plus en plus anglophone, le Nunavut Bilingual Education Society a créé une télévision en ligne visant les enfants d'âge préscolaire.
Chants, vidéos, histoires, mais aussi livres disponibles en téléchargement permettent de soutenir l'immersion en langue maternelle à la maison.
Vous avez envie d'entendre de l'inuktitut ou de commencer à l'apprendre ??
Regardez : https://ilinniarutit.ca/
> Si la galerie est encore fermée jusqu'au 11 Mai,
Le Covid est aussi présent dans le Nord.
Alors qu'au Canada il y a presque 60 000 cas, il n'y en a pas au Nunavut à ce jour, 5 dans les territoires du Nord-Ouest et une vingtaine au Nunavik.
Heureusement car la promiscuité dans les petits et trop peu nombreux logements favoriserait la contagion.
Les informations de distanciation sociale ont été adaptées avec humour !
En attendant la réouverture le 12 mai (sous réserve de modification de déconfinement), vous trouverez sur le site, accessible 24h/24, 7 jours sur 7, environ 300 œuvres sur les plus de 600 en stock !
Et les nouveautés arrivées juste au début du confinement seront mises en ligne dans les jours qui viennent.

Vous pouvez passer vos commandes en ligne ou par téléphone et régler par virement.
Nous vous enverrons les œuvres par la poste, mais il faut prévoir un délai d'environ une semaine.
Exceptionnellement, le port sera offert jusqu'à la fin du confinement ou l'autorisation de déplacement pour nos clients habitant à plus de 100 km.
> Fermeture Covid
Nous en sommes désolées, mais en raison de l'épidémie du coronavirus, la galerie sera fermée pour une durée indéterminée.
Pour toute demande, vous pouvez nous contacter sur
contact@artinuitparis.com
ou au 01 42 77 39 12 (appel transféré)

Nous essaierons de trouver la solution la plus simple pour répondre à vos attentes (rendez-vous, envoi postal...).
En vous remerciant
Maryse Saraux
Attention : Les chants de gorge prévus le 1er avril à La Villette sont déprogrammés, les artistes ayant annulé leur déplacement en Europe.
> Groenland, Coût de la vie dans le nord, Billy Gautier...
Que savez-vous du Groenland "Kalaallit Nunaat" :

- C'est la plus grande île du monde ! (car l'Australie est un continent).
Sa surface est de plus de 2 millions de kilomètres carrés, soit environ 1/3 de la taille des États-Unis. Il mesure 2670 km du nord au sud et 1050 km dans sa partie la plus large. Mais la glace recouvre plus de 80% de la surface.
- Sa calotte glaciaire a une altitude élevée : en moyenne à plus de 2 000 mètres, avec un point culminant à 3694 mètres, le Guunbjorn Fjeld !
- Sa population est d'environ 56 000 habitants.
Et même si on ne considère que la partie non recouverte par la glace, cela reste encore le pays ayant la plus faible densité de la planète !
90% des habitants vivent dans 16 villes (environ 16 000 à Nuuq, la capitale) et le reste dans de très petits villages.
- Il n'y a aucune route qui relie les villes et villages entre eux !
Donc, pour vous déplacer, vous avez le choix entre l'avion, l’hélicoptère, le bateau, le traineau à chiens, voir la moto neige...
- Mais ce n'est pas un pays indépendant : de colonie, le Groenland est passé à région autonome du Danemark, en 2009.
- Sa principale industrie ?
La pêche, surtout crevettes et flétans, constitue la majeure partie des exportations (90% des revenus).
Mais le tourisme et l'exploitation minière se développent. Ainsi que des projets d'exploitation de l'eau de fonte des glaces, extrêmement pure...
- Quel est l'animal national du Groenland ?
L'ours bien sûr ! Mais d'autres animaux y vivent :
Oiseaux : aigles, fulmars, lagopèdes, pingouins, canards.... Sans oublier les corbeaux.
Mammifères terrestres : Boeufs musqués, rennes, renards, lièvres...
Mammifères marins : phoques, morses, baleines
Poissons et crustacés...
- Enfin, pourquoi le Groenland se nomme ainsi ?
Les premiers explorateurs nordiques, comme Erik le Rouge, ont probablement donné ce nom pour inciter d'autres populations à les suivre afin de coloniser cette terre vers le 10ème siècle.
Actuellement, les Groenlandais nomment leur pays Kalaallit Nunaat soit la "Terre du peuple" en langue groenlandaise.
Prix de la vie dans le nord... et chasse, pêche...

Actuellement 70 % de la population inuit est en insécurité alimentaire. C'est six fois plus que dans le reste du Canada ! Et cela représente la plus haute prévalence d'insécurité alimentaire de toutes les populations indigènes vivant dans un pays développé.
Quelles en sont les raisons ?
Le prix des aliments importés du sud est incroyablement élevé en raison du coût du transport et du prix des infrastructures dans le nord.
Les denrées périssables sont sujettes à détérioration durant les temps de transport, ce qui fait que parfois (souvent !) elles ne sont plus consommables à leur arrivée.
Il est donc nécessaire que les inuit continuent de se nourrir avec de l'alimentation traditionnelle.
Mais là aussi, plusieurs facteurs nuisent à la capacité à y accéder comme :
- les changements climatiques : la modification des conditions météorologiques avec une banquise moins prévisible, instable car plus fine, qui rend la circulation en motoneige dangereuse
- les prix d'achat d'une moto neige, de l'essence et des munitions peuvent rendre l'accès à la nourriture traditionnelle impossible.
- l'extraction des ressources et donc la présence de mines, modifie les lieux de passage des animaux et les contamine en rendant certaines parties inconsommables : exemple, le foie de l'ours, très contaminé par les métaux lourds comme le plomb.
D'autres expériences sont tentées, comme la culture de légumes sous lumière artificielle. A Gjoa Haven, des salades poussent dans des containers maritimes transformés avec panneaux solaires et éoliennes, grâce à l'association "Arctic Resserch Fondation".....

En Février, Billy Gautier, sculpteur du Labrador sera à Paris...
Vous aviez découvert Billy, lors de sa grève de la faim il y a quelques années....
Il sera là pour une dizaine de jours et passera un moment à la galerie.
Mais n'ayant pas encore son emploi du temps, nous préciserons la date dès que possible.
N'hésitez pas à regarder sur le site à partir du 11 et/ ou à nous contacter (01 42 77 39 12) si vous souhaitez le rencontrer.
> Corbeaux, Congélateurs, Idées... et Bonne Année !
Savez vous que les corbeaux restent pendant l'hiver en Arctique ?
La majorité des oiseaux viennent en Arctique de façon saisonnière, migrant du sud au nord pour l'été. Mais les grands corbeaux, qui ont une envergure de plus d'un mètre, sont capables d'y rester en hiver et d'y supporter les froids extrêmes.
Ils ont, comme les autres corvidés, des températures corporelles plus élevées que les hommes en raison de leur métabolisme. Mais cette température n'est pas la même selon les parties du corps.
Pour se protéger du froid, les corbeaux "rentrent" leurs pattes en s'accroupissant et font "bouffer" leurs plumes afin de retenir la chaleur. Ils se servent aussi des courtes heures de soleil pour absorber la chaleur par le dos, le présentant aux rayons du soleil.
Vers le mois d'avril, ils quittent les environs des villages pour aller nicher dans des falaises éloignées pour pondre.
Rarement mangé par les inuit, le corbeau avait une importance mythologique : par exemple pour qu'un enfant ait de beaux cheveux noirs, on pouvait lui mettre un bonnet en peau de corbeau sur la tête. De même un nouveau né pouvait avoir ses premiers vêtements en peau de corbeau afin de devenir un grand chasseur car : "le corbeau trouve toujours quelque chose à manger ".

Appelé "Tulugaq" en inuktitut, son cri est "Qau", mot qui signifie aussi "lumière" mais également "connaissance".
Dans la pensée inuit, ces oiseaux sont souvent associés au chamanisme. Ils permettent de voir loin, d'accéder au coté invisible des choses.
Et, le corbeau apparait aussi dans le récit des origines inuit, où le monde est plongé dans l'obscurité.
De son conflit avec le renard polaire renaîtra la lumière, car, si le premier a besoin de la lumière pour chasser, le second préfère l’obscurité. Finalement un compromis a été trouvé et le temps a été divisé en périodes claires et obscures !

Le grand corbeau a souvent été représenté dans les estampes inuit, en particulier par Kenojuak Ashevak mais aussi parfois en sculpture ...
Frigorifiques traditionnels
Dans de nombreux villages inuit, les "congélateurs" traditionnels existent toujours.
Ces stockages de nourriture construits profondément dans le sol gelé conservent une température négative toute l'année.
Ils permettent de conserver poissons, phoques et autres mammifères marins, mais aussi caribous ou même baies récoltées à l'automne. Ils sont ouvert à tous.
Ces réseaux de partage maintiennent une cohésion dans le groupe et aident à conserver certaines valeurs traditionnelles d'entraide.
Quand les réserves baissent, la radio communautaire lance des appels à ravitaillement.
Les chasseurs œuvrent alors à remplir le congélateur. Ce qui permet aussi aux anciens, qui ne peuvent plus chasser, de ne pas souffrir de la faim...
A Tuktoyaktuk, le "congélateur" est très profond, accessible par une échelle qui s'enfonce à plusieurs mètres de profondeur.

Des idées...
- Pas de sapin ??
La solution trouvée par la famille de l'artiste Paul Maliki : un sapin fait avec des bois de caribou !

- Pas d’âne ou de boeuf ??
Morse, phoques et ours dans la crèche de l'artiste d'Alaska Victor Geffe !