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> Ile mystérieuse, Prédateur, Canada Goose, Vikings
L'île mystérieuse disparaît

Découverte par une expédition l'été 2021, l'île d'environ 30 mètres de diamètre et 3 de haut, baptisée Qeqertaq Avannarleq n'existe plus, comme d'autres îles fantômes avant elle en Arctique.
Une expédition scientifique a résolu ces mystères après plusieurs décennies de questionnements.
En balayant au laser l'épaisseur de la glace, les scientifiques ont montré que ces "îles" sont en réalité des icebergs plats, d'une épaisseur de 20 à 30 mètres, portant une fine couche de terre et de roches.
Formés lors du vêlage, ils se seraient recouverts de fragments, de boue et seraient stationnaires, puis disparaîtraient en fondant.
L’île (véritable !) de Keffeklubben ,d'un kilomètre de long, reste donc la plus septentrionale à environ 700 km du Pôle Nord


Prédateurs en Arctique

Bien sûr le plus grand prédateur est l'ours polaire. Mais savez-vous que si l'on considère aussi les fonds marins, l'autre grand prédateur est... l'étoile de mer !

Un réseau trophique est l'ensemble des relations alimentaires entre les espèces d'un écosystème. Il y a à la base des producteurs primaires, qui sont consommés par des organismes inférieurs, eux-mêmes consommés par des prédateurs supérieurs et ainsi de suite... jusqu'au super prédateur comme l'ours.
Dans le milieu marin, la plupart des recherches sont faites en eau libre (dite pélagique). A l'inverse, le fond de l'eau (dit benthique) est souvent peu étudié car considéré comme une chaîne alimentaire courte avec des espèces de niveau inférieur.
Les chercheurs de l'Université de Laval ont étudié des centaines d'échantillons d'invertébrés benthiques et de faune pélagique à l'embouchure de la baie d'Hudson. Après analyses, ils ont découvert que les deux chaînes alimentaires étaient équivalentes.
"Nous avons prouvé que la faune qui habite l'eau de mer et celle qui est dans les sédiments forment deux réseaux distincts mais interconnectés." déclare un des auteurs de l'étude.

Cela montre aussi que les étoiles de mer constituent un élément clé.
Certaines espèces d'étoiles sont au sommet, se nourrissant de prédateurs secondaires. Ce qui signifie qu'elles chassent à un niveau équivalent à celui des ours polaires ! Seule la taille de leur proie est différente.
Et, comme les ours qui mangent des baleines mortes lorsqu'ils en trouvent, les étoiles peuvent se nourrir de manière opportuniste d'organismes pélagiques morts (comme des poissons ou des baleines...) qui coulent.

D'après une étude publiée dans la revue Ecology.
Quand les boutiques de vêtements deviennent galeries d'art...

Depuis quelques années, la marque Canada Goose,qui propose des parkas et vêtements chauds, travaille avec des inuit.
Il y a deux ans, des stylistes inuit avaient été associées à la création de parkas.
Mais Canada Goose a aussi une importante collection d'oeuvres d'art qui célèbrent le Nord. Cette collection est présentée dans ses boutiques du monde entier.

A Paris, vous pouvez y découvrir des estampes de Ningiukulu Teevee ou Aoudla Pudlat, ainsi que plusieurs sculptures en rapport avec la terre et l'eau.


Présence viking en Amérique du Nord

Jusqu'à la fin des années 1960, seules les sagas islandaises des XIIIème et XIVème siècles donnaient des informations sur ces expéditions.
Depuis, des découvertes archéologiques, en particulier sur le site de l'Anse aux Meadows au Canada, ont montré que les vikings étaient en Amérique environ 150 ans avant Christophe Colomb....
> Tambours, Culture, Livre et Bonne année 2023 !
Tambours traditionnels
En 2022, après la pandémie, les festivals ont pu reprendre en Arctique. Début juillet à Iqaluit, un festival des arts, avec des spectacles de chants et danses au tambour a permis un échange entre les inuit de différentes régions qui y ont participé, dont plusieurs joueurs de tambour.
Le musée des Beaux-Arts du Canada, à Montréal, présente aussi l'exposition "Tusarnitut ! La musique qui vient du froid", exploration entre des musiques et oeuvres inuit, sculptures et estampes, inspirées par les danses au tambour et les chants de gorge.
Ces pratiques musicales sont ancestrales, de la Tchoukotka en Sibérie au Groenland en passant par l'Alaska et le Canada.
Le tambour était un élément essentiel de la culture inuit et en particulier pour le chamanisme. En effet, lors de cérémonies publiques ou privées, le chamane entrait en transe, aidé par le son répétitif du tambour. Malheureusement les missionnaires ont interdit ces pratiques lors de leur arrivée en Arctique...
Des fragments de tambours datant d'il y a près de 4500 ans ont été découverts près de la baie de Disko au Groenland. D'après les archéologues, ces restes indiquent que la culture associée aux chants et danses au tambour a été apportée par les premiers paléoesquimaux arrivés au Groenland lors de migrations en provenance de l'arctique canadien.
Au Canada, les plus anciens restes découverts datent de la culture dite de Dorset, il y a environ 1000 ans alors que ceux retrouvés en Alaska sont plus anciens. Ils ont été trouvés sur St Lawrence Island dans la mer de Béring et dateraient d'environ 2000 ans.

Les tambours étaient traditionnellement fait avec un tour en fanon de baleine ou, lorsqu'il y en avait, en bois. Les peaux étaient en intestins de baleine ou de morses, ou en peau épilée de caribou.
Les cadres étaient beaucoup plus petits que ceux actuels. Le manche et la baguette était en os ou bois d'animal, parfois gravés ou sculptés.
De nos jours, de nombreux artistes utilisent à nouveau le tambour traditionnel, qu'ils confectionnent eux-même, mais la plupart du temps avec du bois et des toiles importées du sud.
De même, la représentation de joueurs de tambour est très présente dans l'art, tant sur des estampes qu'en sculpture.

Plus d'Informations :
Le livre "La musique qui vient du froid, Arts, chants et danses des inuit" de Jean-Jacques Nattiez,
les Presses de l'Université de Montréal, 2022. 486 pages.
Comment conserver sa culture lorsqu'on est détenu ?
Durant des millénaires, la personne ayant commis un méfait était jugée de manière traditionnelle, basée sur la réconciliation, la résolution des conflits par le rôle de toute la communauté dans le rétablissement de la paix sociale.
L'application de la loi canadienne a modifié ces traditions en apportant une justice punitive, déplaçant les inuit hors de leur communauté, contribuant ainsi à briser les liens avec celle-ci et leur famille.
"On se sent comme dans une garderie, sous le contrôle d'une autre culture, arrivée après nous et qui a décidé qu’elle allait contrôler nos affaires " disait M. Ataami, président de la Société Makivik (organisation inuit du Nunavik qui défend les droits des autochtones).

Il est très compliqué pour des inuit ayant vécu dans leurs villages d'être enfermé. Cela engendre des tensions, des tentatives de suicide, des bagarres...et ne résout pas les problèmes après l'enfermement.
A Iqaluit, Aaqqigiarvik, qui veut dire "lieu d'aide pour progresser dans la vie", est le nouvel établissement correctionnel de guérison comprenant 96 places pour les détenus du Nunavut.
Il a été conçu en collaboration avec les ainés inuit. Il est divisé en cinq unités résidentielles distinctes, toutes avec un accès extérieur sécurisé et organisées en sécurité minimale, moyenne et maximales.
Le ministère de la Justice a mis en place un programme destiné à aider les détenus à renouer avec leurs racines. Pour cela ils sont, par exemple, autorisés à sculpter.
A l'extérieur, quelque soit la météo, ils coupent, taillent, poncent, gravent... avec l'aide de ceux qui étaient déjà sculpteurs, qui les guident et leur transmettent leurs connaissances.
Les oeuvres qu'ils produisent sont vendues et 80% de la recette leur revient, ce qui permet de continuer à aider les familles.
Espérons que ce nouveau centre participe à une meilleure prise en compte de l'identité inuit !

Livre "Découverte de l'Arctique, Chronologie Historique illustrée"
Depuis Pythéas, vers -330 avant J-C, jusqu'au au début des années 1950, 500 expéditions sont répertoriées, les unes couronnées de succès, d'autres plus tragiques...
600 explorateurs, hommes et femmes, sont présentés avec 850 photos qui illustrent le texte.
Un énorme travail de recherche de Jean-Pierre Cachard, passionné par l'Arctique !
Pour plus d'informations sur le site de l'éditeur
editions-abbatepiole.com
ou sur arctiquechronologiehistorique.fr
Editions Abbate-Piolé prix de vente 62 euros.
Le volume II est un résumé ne présentant que la biographie des 600 explorateurs, plus simple et sans images, au prix de 18 euros.

Nous vous souhaitons une excellente année 2023 !